Ropsion cafard

On ne l’imagine pas sous ce jour-là : Félicien Rops n’a pas toujours bon moral

Pour preuve, cet extrait de lettre à Octave Mirbeau – Elle date du 19 février 1886 et participait de la formidable lecture-spectacle de vendredi 10 mai (cfr notre billet d’hier)

« Depuis six mois je broie du noir à en couvrir les murailles d’une hypogée ! Ah ! Je suis dans une mauvaise passe ! Je suis en pleins diables noirs ! Comme les vieux saints de marbre dont les plaies se rubréfiaient au jour des Morts, je souffre dans mes jours passés et dans ma nullité présente. Chaque année me ramène, au premier printemps surtout, la honte du manque d’action. – C’est le vieux magyar qui se révolte[15]. J’ai la nostalgie du steppe. Comme ceux de la Püsta qui sont restés là-bas, j’étais fait, je crois, pour courir à cheval sous le brandebourg d’or, enlevé par l’hymne de Rakoczi[16] – Il y a des jours où faire de la peinture me semble faire de la tapisserie. « 

 

S: www.ropslettres.be – numéro d’édition 2073

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