Que tout soit à la joie

Joie. Liesse de retrouver Juliette,  la rebelle et sympathique ado des Années Solex ( Ed. Héloïse d’Ormesson, 2017 ⇒ https://www.lepavillondelalitterature.com/les-chroniques-dapolline-elter/les-annees-solex )

Nous abordons désormais la décennie ’70, les études à Paris,  l’entrée dans la « vraie vie ».  Camille, la cousine et complice  dévergondée, s’est mariée et assagie – dommage….; Juliette a mûri mais garde cette fraîcheur d’esprit qui lui confère un charme imparable.  Elle tombe amoureuse de Jean-Michel, le frère d’une amie. Mauvais plan,  le Don Juan se raillera de ses attentes.

Alors Juliette se marie, fonde famille.

Un personnnage surgit tôt  dans la narration qui va peu à peu revêtir une importance majeure, en devenir le moteur.

Il s’agit de Paul Dantec, grand-oncle de Juliette,  Cardinal de son état,   » être émerveillé  » et .. merveilleux.

Las – ou heureusement – l’ecclésiastique aime les femmes. Il est retrouvé mort au domicile d’une prostituée….

L’événement entache gravement son honorabilité, celle de sa famille.

Alors Juliette va s’investir d’une mission semée d’embûches et de mines: écrire le récit de sa vie, de son « goût du bonheur »

« Quelque chose pourtant me pousse à répondre à l’appel pour réparer l’injustice et l’offense faites à Paul »

Et de réussir un portrait aussi subtil qu’attachant.

Une lecture recommandée.

Que tout soit à la joie, Emmanuelle de Boysson,  roman, Editions Héloïse d’Ormesson, juin 2019,  222 pp

Billet de ferveur

AE : sorte d’Abbé Arthur Mugnier… en moins sage, Paul Dantec est tiraillé entre sa vocation ecclésiastique, sincère et altruiste et son amour des femmes. Votre roman résonne comme un  subtil plaidoyer en faveur du mariage des prêtres

Emmanuelle de Boysson : Oui, tout à fait. Paul Dantec, cardinal célèbre, académicien, grand théologien, érudit et contesté, meurt chez une prostituée. Juliette a 18 ans. Une déflagration médiatique et un traumatisme familial qui la marquent profondément. Dès années, plus tard, elle décide de réhabiliter l’honneur perdu de son grand-oncle, de connaître la vérité. Une vérité très humaine qui pose la question du célibat des prêtres. Paul Dantec était donc un pionnier, même s’il n’a pas été compris. Je pense qu’aujourd’hui, cette question du mariage des prêtres, à l’image des diacres et des protestants, doit être posée. Le débat est ouvert. Je serais heureuse de connaître l’avis des lecteurs.  

Inviation – Je me fais toute joie de vous la relayer

La librairie Idéale
et les Éditions Héloïse d’Ormesson
ont le plaisir de vous inviter  à rencontrer
Emmanuelle de Boysson
pour le lancement de son roman
Que tout soit à la joie
le mardi 11 juin  à partir de 19 heures

 

Librairie Idéale
41 rue Cler
75007 Paris
Tél. 01 72 34 79 90

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