Zebraska

S’il est bien un cadeau incongru, c’est le livre que Martin – 15 ans en ce Noël 2055 – reçoit de sa grand-mère,  Mamiléa.

Un livre-papier Késékesa?

« Je te souhaite la bienvenue à Zebraska, le monde qui refuse d’abandonner l’imaginaire au profit de la réalité. Il est peuplé de zèbres impertinents qui s’interdisent de ne plus croire en rien. Ils se posent des questions souvent absurdes dont les réponses ne le sont pas moins. »

Profilé comme une longue lettre adressée à « Marty »,  enfant à Haut Potentiel,   le récit de sa grand-mère  met en lumière ce que fut l’enfance de Thomas,  père de Martin, HP lui aussi et doté d’une sensibilité exacerbée. Et les trésors d’imagination, et d’efforts déployés par Mamiléa pour assurer son éducation, en cette époque lointaine et révolue d’avant la Grande Bascule ..

Publié le 4 mars, à la veille de notre propre.. bascule en confinement, le roman pose avec acuité les dérives explosives – écologiques et autres  -de ce début de XXIe siècle et propose un portrait intérieur, intime et bien ficelé de ce qu’est un ado « HP » .

Ce faisant, il ouvre le lecteur à l’humanité bienveillante de tous ces zèbres qui  ne rentrent pas dans les rangs….

Et que nous confinons d’images réductrices faute de comprendre leur mode de fonctionnement .

Une lecture pochée qui ravira ce  proche été

Apolline Elter

Zebraska, Isabelle Bary, roman,  Ed Luce Wilquin, 2014 – J’ai lu, mars 2020,  édition revue et augmentée, 320 pp

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