Une neuvième et riche édition du Festival Paris des femmes

La neuvième édition du festival d’auteuRes dramatiques, cher à notre site, s’achevait samedi, au théâtre de la Pépinière (Paris, II),  d’une soirée dense et bouleversante,

Dirigée par Anne Rotenberg et  frappée du thème du secret,  l’édition avait prêté plume et voix à neuf femmes d’exception

Une rencontre avec six d’entre elles, à savoir (de gauche à droite sur la photo) Laurence Tardieu, Christine Orban, Sarah Chiche, Anne Le Ny, Helena Noguerra et Noémie de Lattre avait lieu, samedi à 18h,  au sein de la conviviale Maison Plisson ( Place du Marché-Saint-Honoré,  Paris I) .

Merci à Réjane Lacoste  pour la découverte de cette magnifique antre alimentaire.

Animée par Kaine Papillaud,  l’entretien  invita le public à pénétrer le … secret  des dramaturgies.

Un  précieux cadeau

Simples, décontractés, pétillants,  bienveillants, les échanges entre les auteures insistèrent précisément sur cette notion de cadeau que représente la commande par le Festival d’un texte court , jaillissement libre (Noémie de Lattre) , sur un sujet déterminé.

Avec la certitude d’être publié.

Et Helena Noguerra qui écrivait pour la première fois, un texte qu’elle  n’interprétait pas elle-même,  d’insister sur l’émerveillement enfantin qu’elle avait eu à découvrir mise en scène et jeu des acteurs., vendredi 10,  soir de la réprésentation d’Un dernier rêve pour la route.  La romancière, comédienne, chanteuse, se plaît à « parler de choses assez dramatiques de manière apparemment légère » 

Expérience inédite également pour Anne Le Ny,  forgée à la triple écriture cinématographique , de s’adonner à la composition de dialogues pour le théâtre.

Inspiré de la  nouvelle d’Henry James,  La bête dans la jungle, son texte la mena à une fin dont elle n’avait pas le secret.  Et de confirmer,  à l’instar d’Helena Noguerra et Noémie de Lattre,   la jouissance imprévue  du « lâcher-prise » dans l’adaptation scénique de leur composition.

Christine Orban présentait en avant-première l’argument de son  roman  Est-ce que tu danses la nuit…, dont la publication est prévue le 2 mars prochain  (Ed. Albin Michel)

Centrée sur  l’amour « déplacé«   d’une jeune fille pour le père de son petit ami,  la fictiion tient de la tragédie grecque en mode éminemment contemporain.

Un aperçu (et une interprétation, durant la soirée de samedi) qui ont avivé l’envie de découvrir le texte. Et de vous en donner chronique sur ce site.

Finement pimentée – d’espelette – par la journaliste et quelques interventions d’un public attentif, la discussion porta sur la dimension « éthique » (Sarah Chiche) du secret, son éventuelle toxicité  et le courage ( Christine Orban) qu’il faut pour préserver l’autre de sa révélation. Et la fronitère entre notion de vécu et imaginaire, dont la fragilité  peut faire basculer  le sujet dans la folie (Laurence Tardieu)

Merci et bravissimo à l’équipe de Paris des femmes,  à ses auteures et interprètes

Mise en scène par Géraldine Martineau et en musique par Olivier Mellano, la soirée de samedi confirma les talents, générosité  et densité bouleversante d’interprétation d’ India Hair,  Adeline d’Hermy(de la Comédie française) I Anne Loiret,  Johann Cuny et Grégoire Oestermann

Une édition hors du commun.

Apolline Elter

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