L’année de la pensée magique

« La vie change vite.

La vie change dans l’instant.

On s’apprête à dîner et la vie telle qu’on la connait s’arrête. »

Tandis qu’elle s’apprête à dîner, avec son mari, l’écrivain John Gregory Dunne , le 30 décembre 2003, Joan Didion voit ce dernier s’effondrer, terrassé par une crise cardiaque.

Son décès est prononcé à 22h18.

Si elle réagit, en apparence, assez « facilement », sans faire de vagues, l’écrivaine est en fait, en proie, à un déni profond. La mort de son mari – le couple est uni depuis presque quarante – ne sera réelle que si elle l’acte; animée d’une forme de pensée irrationnelle, censée infléchir les événements, la fraîche veuve veut croire au retour de son conjoint.

« J’avais besoin d’être seule pour qu’il puisse revenir.

Ainsi commença pour moi l’année de la pensée magique »

Ajoutée à ce drame, l’hospitalisation de leur fille adoptive et unique, Quintana, laquelle décèdera le 26 août 2005 des suites de sa pancréatite aigüe.

On comprend que l’auteure ne sait plus à quel saint se vouer.

Assistée du caractère salvateur de l’écriture, Joan Didion nous livre un témoignage poignant et sincère d’un chemin d’affliction et de deuil, redoutable, redouté,

Apolline Elter

L’année de la pensée magique, Joan Didion, témoignage – 2005 – Ed. Grasset, 2007 – traduit de l’anglais (USA) par Pierre Demarty,  Ed. Audiolib, novembre  2025, texte intégral lu par Isabelle Carré- durée d’écoute : 5h 50 min.

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