« Une succession c’est le bal des faux-culs. Il faut jouer le jeu. »
D’emblée le ton est donné: Anna, la narratrice, notaire associée de son métier, ne présente pas le fac!ès habituellement associé à la profession.
Et c’est tant mieux, car cela commençait à bien faire, ces descriptions balzaciennes, croulant de notaires bedonnants, concupiscents, figés dans la pénombre d’études poussiéreuses.
Anna est jeune, provient d’un milieu modeste et est pourvue d’un idéal d’altruisme et de justice. Une bipolarité, traitée à coup de médicaments, lui a valu un épisode peu glorieux, quelques années auparavant et la cession de son étude. Qu’à cela ne tienne, elle défend vaillamment la veuve et l’orphelin.
Aussi, quand elle est appelée au chevet de Ghislaine, comtesse fraîchement veuve et alitée, affreusement malmenée par son beau-fils Aymar, Anna prend-elle fait et cause pour sa cliente. Et chambre dans le vaste château de Récy, sis dans un « coin de Cantal, aux confins de l’Aubrac. » sous la raide vigilance de Jean-Paul, l’intendant des lieux.
« Être notaire, ce n’est pas transmettre la paix des morts, mais gérer les haines des vivants. »
C’est ce que constate la narratrice, prise dans un drame effroyable et une intrigue inventive aux rebondissements multiples et subtils.
Une lecture aimable et conseillée
Apolline Elter
La notaire, Ingrid Glowacki, thriller, Ed. Albin Michel, avril 2026,; ;200 pp, Ed. Audiolib, avril 2026, texte intégral lu par Ariane Brousse et Gabriel Ponthus, durée d’écoute: 6h 24 min.

