Je suis drôle

16 avril 2026

 » Pendant des années, il avait été persuadé d’être drôle, et voilà qu’on le repérait pour l’exact opposé. L’ironie était risible »

S’il débute dans la vie avec un patronyme hilarant et un chaos digne des génies (voir l’Incipit du roman cité en notre billet du mardi 14 avril) Gustave Bonsoir échoue à incorporer son slogan vital, obsessionnel, à savoir « Je suis drôle »

L’affirmer, c’est déjà prouver le contraire et le public ne fait pas de cadeau.

« La phrase la plus hilarante n’aura aucun effet si elle n’est pas incarnée. »

La vie du jeune homme part en vrille et virerait à la tragédie s’il n’était repéré par Géraldine Rose, ancienne agente de stars et invité à exprimer le chagrin dans le nouveau musée [parisien] de la Tristesse.  Il y réussit haut les larmes et si bien qu’il est repéré par Sorrentino himself et amené sur les marches de Cannes…..

Je vous laisse découvrir les étapes de ce parcours initiatique et surtout la réflexion sur l’art, le rire, la réparation des fêlures qui soutent ce roman de facture (faussement) légère et classique.

Je suis drôle, David Foenkinos, roman, Ed. Gallimard, avril 2026, 192 pp

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