Eux sur la photo

artoff863-188ab.jpg

 » Oui, il est insupportable de ne pas savoir; ce silence familial est un poison qui contamine tout ce qu’il touche, nos rêves, nos peurs, nos vies d’adulte. »

Au départ d’une photo, seule trace qu’elle possède de sa maman décédée quand elle était jeune enfant, Hélène Hivert entreprend de briser le tabou qui a marqué sa mémoire. Elle publie une annonce qui présente sa mère,  entourée de deux hommes, dont elle cherche l’identité. Depuis Ashford, un homme lui répond, un mois plus tard…il s’appelle Stéphane Crüsten, reconnaît d’autant mieux les hommes de la photo qu’il s’agit de son père, récemment décédé et d’un ami de celui-ci.

Sa réponse signe le début d’une dense correspondance, qui épousera des formes techniques variées en fonction de l’urgence, du contenu du message  (lettres, cartes postales, courriels et textos), de la progression de l’enquête et d’une intimité… inéluctable.

Un roman épistolaire – ce ne peut que nous plaire – finement mené, aux rebondissements subtilement négociés.

Apoline Elter

Eux sur la photo, Hélène Gestern, roman, éditions Arléa, août 2011, 274 pp, 19 €