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Mar-dites-nous Clémentine Mélois

3 novembre 2026

En ce jour

De délivrance du Prix Goncourt

De haute tension

Et attention 

Infusons un court extrait de la longue lettre qu’Emilie adresse à Tristan, son compagnon, dont elle se sépare après une cohabitation de sept années. Il s’agit de (re)conquérir sa place dans le lit conjugal.

«  La frontière invisible que tu avais tracée à mi-matelas était encore si fortement inscrite dans mon esprit que, même en ton absence, je ne me sentais pas autorisée à la franchir.

Franchement, c’était n’importe quoi. Il était temps de faire quelque chose. Toujours cachée sous la couette, j’ai lentement glissé vers le centre du lit et je me suis étalée en diagonale, pour prendre le plus de place possible.

C’était inouï. Je faisais quelque chose d’interdit, et je me libérais en même temps. J’étais une femme nouvelle, une femme émancipée : la nouvelle souveraine de ce qui fut ton royaume. »

Croisons les doigts pour ce bijou de lecture (ainsi, dois-je le reconnaître, que pour deux autres des quatre finalistes en lice…..)  et, dans tous les cas, retrouvons-nous demain pour la chronique du roman

Choses que je croyais perdues, Clémentine Mélois,  roman, Ed. Gallimard – coll. L’arbalète – août 2026, 176 pp- Ecoutez lire, août 2026, texte intégral  lu par Claire de La Rüe du Can- durée d’écoute : 2h 42 min.

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