» Je n’étais pas revenu sur cette île depuis l’an 2000. A part le ciel bleu comme une piscine de David Hockney, tout a changé »
Ainsi commence la nouvelle éponyme de ce recueil très « Beigbeder », à savoir un savant cocktail de désinvolture, d’insolence, d’autodérision et de sexe, sans oublier les références littéraires, culturelles, sentences, conseils de pro … parfaitement réjouissants. Des textes, retravaillés, pour certains au départ de versions parues dans les « revues du monde d’avant. »
Et bien, non, cher Frédéric Beigbeder, je ne me suis pas contentée de lire la page 100, de dîner par procuration avec Paul Nizon, pour savourer comme il se doit l’expression de cet élégant et parisien désabusement, nourrie d’une plume virevoltante, témoin, je le pense, d’une vie intérieure bouillonnante.
Interrogeant tout de même le lien éventuel de certaines assertions avec du vécu, celui d’Octave Parango, votre double littéraire.
Il est ainsi proclamé que:
« Plus un écrivain a du succès, moins ses livres sont intéressants. »
L’explication en est séduisante, nos lecteurs conjoints la découvriront demain (à 17h en notre rubrique du High Tea dominical)
Ainsi aussi:
« La célébrité est un enfer mais on ne s’en aperçoit qu’une fois qu’on est célèbre »
Restons prudents.
Et poursuivons notre dégustation des Histoire sans prénom, Bal tragique au Meurice, Tentative d’épuisement d’un aéroport parisien, Comment réussir dans l’audiovisuel, Système Parango, … et Entretiens avec la poupée Barbie et le père Noël.
Soutenons les dix points du « Manifeste de résistance extinctionniste à l’IA »
Et célons notre appréciation du recueil
« Quand un auteur publie un bon livre, il ne faudrait pas le lui dire, afin que le livre suivant soit meilleur. »
Apolline Elter
Ibiza a beaucoup changé, Frédéric Beigbeder, nouvelles, Ed. Albin Michel, avril 2026, 224 pp

