Vie de Gérard Fulmard

Le narrateur de ce faux thriller pourrait bien se nommer  » Flemmard » tant il promène sur sa vie,  d’une banalité confondante, le pâle spectre de ses velléités.

Le seul fait de gloire de ce quadragénaire anodin et disgracieux – ce  n’est pas de chance –   est qu’il habite la  rue Erlanger ( XVIe), théâtre de drames atroces, le suicide de Mike Brant (1975)  l’ingestion de l’étudiante néerlandaise  Renée Hartevelt par un Japonais cannibale ( 1981) et le récent incendie meurtrier de février 2019 qui fit une dizaine de victimes.

Alors le romancier va le prendre aux rêts d’une machination politique, fustigeant avec allégresse les codes des romans policiers: Rapt, complot, morts, .. se succèdent qui font que notre (anti-) héros, auto-promu détective, ne sait plus où donner la tête

C’est le but du jeu  et d’une plaisanterie que Jean Echenoz a grand plaisir à partager avec le lecteur

A Elter

Vie de Gérard Fulmard, Jean Echenoz, roman, Ed. de Minuit, janvier 2020, 240 pp

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