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Pourquoi la guerre, Correspondance entre Albert Einstein et Sigmund Freud,

20 octobre 2026

Sollicités par l’Institut international de coopération  Albert Einstein et Sigmund Freud s’envoient deux longues missives, en 1932, de réflexions sur les motivations générales des guerres et les moyens de les pallier.

Le sujet est vaste, les correspondants, d’envergure, leur échange, d’actualité.

Malheureusement

« Les grands idéaux sont d’abord défendus par une minorité agressive. Ne vaut-il pas mieux mourir pour une cause en laquelle on croit, la paix, plutôt que souffrir pour une chose en quoi l’on ne croit pas, la guerre »  déclare Einstein dans ce qui constitue le préambule des deux longues lettres.

Et  le savant de prôner un pacifisme militant.

« Nos manuels scolaires glorifient la guerre et dissimulent ses horreurs. »

Il convient de les réécrire et de confier les enfants à leurs mères «  dans un esprit de préservation de la paix. »

La lettre adressée à Freud, le 30 juillet 1932 propose comme palliatif à la « fatalité de la guerre », la constitution d’une » autorité législative et judiciaire »  supranationale,  capable de résoudre les conflits dès leur amorce.

Il en conçoit les limites, les écueils et l’instinct de destruction de l’homme pour lequel il sollicite l’avis éclairé de Freud.

Et ce dernier de lui répondre, dès septembre, d’une sorte de mémoire,  élargissant le propos d’Einstein – auquel il souscrit pleinement –  à une étiologie de la violence humaine et des facteurs de cohésion dans les communautés

La théorie des pulsions chère à Freud y trouve large terrain d’expansion.

« D’ailleurs, il n’est pas question de supprimer totalement le penchant humain pour l’agression, n’est-ce pas ? On peut faire en sorte de le canaliser, afin qu’il ne puisse pas trouver son mode d’expression dans la guerre. »

Une solution des plus appréciables, assurément

A. Elter

Pourquoi la guerre,  Correspondance entre Albert Einstein et Sigmund Freud,  traduite de l’allemand (All et Autriche)  par Frédérique Laurent, Ed du Portrait, octobre 2026, 80 pp

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