La récréation

4 décembre 2013

« Un premier jour, mercredi 24 juin 2009
Mon premier Conseil des ministres, le président lance à la cantonade: « La règle absolue pour les apprentis ministres, c’est de s’abstenir de parler à tort et à travers. » Pas la peine de me faire un dessin,les apprentis ministres, c’est moi. Je me tiens bien tranquille sous les regards obliques de mes nouveaux petits camarades.
François Fillon me cueille à la sortie : « Si ça n’avait tenu qu’à moi, après une bourde pareille, je ne vous aurais jamais pris », mi-glacial, mi-goguenard. Je me console en me disant qu’il n’est pas donné  à tout le monde de se faire engueuler par le Premier ministre. »

Le politique fait parfois figure d’une gigantesque cour de récréation. 

Consignant trois années de ministère au service de la République – il  fut ministre de la Culture, de 2009 à 2012, sous le gouvernement de François Fillon, Frédéric Mitterand peint de façon plaisante les us et coutumes d’une école ( de vie)  assez singulière.

Un journal de classe plutôt sympathique

A E

La récréation, Frédéric Mitterand, essai, Ed. Robert Laffont, oct 2013, 726 pp, 24 €


 

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2 réflexions au sujet de “La récréation”

  1. Sans parler de gauche/droite, je trouve que proposer le ministère de la Culture à un homme aussi cultivé que Frédéric Mitterrand était une bonne idée du président Sarkozy. Mais je n’ai aucune idée s’il a été (ou non) un bon ministre de la Culture. Cela doit être intéressant de découvrir l’envers du décor. Il a bien fait de tout consigner par écrit.

  2. Sans parler de politique, choisir Frédéric Mitterrand comme ministre de la Culture était une idée géniale du président Nicolas Sarkozy. Mais j’ignore s’il a été (ou non) un bon ministre. Cela doit être intéressant de découvrir les coulisses du ministère, de tout le travail en amont pour porter un projet culturel. Est-ce qu’il parle plus de politique ou de culture dans son livre?

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