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Mar-dites-nous Seungyeon Baek

18 août 2026

C’est par une chronique épistolaire que nous concluons nos recensions estivales, en cette veille de rentrée littéraire

Inspiré d’une (et même de deux) véritable papeterie de Séoul – la boutique Geulwoll – ce premier roman de l’autrice sud-coréenne Seungyeon Baek, nous convie au coeur d’une belle initiative épistolaire: permettre aux clients du magasin d’initier une correspondance avec un inconnu, anonymat maintenu autant que nécessaire.

« Qu’on rédige des notes ou un journal intime, au bout du compte, ça revient à s’écrire des lettres à soi-même. Au fond, un cahier, ce n’est pas si différent du papier à lettres ! »

Conseillé dans le choix du papier voire de la plume,  pour son propos – on se rappelle la merveilleuse Papeterie Tsubaki d’Ito Ogawa (Ed. Picquier 2021) – le scripteur semi-improvisé couche sa vie, ses réflexions à l’intention d’un destinataire inconnu; orientant la sélection de ce dernier par la confection d’un timbre plus ou moins révélateur du contenu.

Et cela fonctionne : effet thérapeutique avéré – même dans le chef de la protagoniste, Hyoyeong, employée du magasin et réfractaire à l’épistolaire dans un premier temps

Un petit brin de fraicheur (et de suave naïveté) pour conclure nos chroniques de l’été

A. Elter

Le magasin de lettres de Séoul, Seungyeon Baek, roman traduit du coréen par Irène Thirouin-Jung, Ed. Nami, août 2025, 384 pp- Ed.Thélème, avril 2026 Texte intégral lu par Salomé Mallié, durée d’écoute 8h 57 min

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