« Je découvre que chaque piano contient une forêt, une forêt universelle, une forêt idéale : chêne, hêtre, tilleul, charme, érable, cèdre, pin, cédrat, tulipier, ébène, etc. Le plus grand des instruments entremêle ces essences, telle une communauté d’êtres vivants enchevêtrés pour l’éternité. C’est probablement pour cela que les beaux pianos ne meurent jamais, songe Wilhelm Enoch. Lorsque les arbres auront disparu, au moins il nous restera les pianos… Là, c’est moi qui trouve une raison d’espérer. »
Le fabuleux piano, Sonia Devillers, essai, Ed. Robert Laffont, août 2026, 288 pp

