Les solitudes de Petite Rivière

1 juillet 2026

« L’enfant rendait tout plus doux, plus joli, plus simple visite émouvant. C’était fou, comme une nocturne quotidienne pouvait redonner un sens mes jours. »

Confinée dans la solitude de Petite Rivière  (IIe Maurice) et une  panne d’inspiration, la romancière Soledad s’en voit extraire par Sanjay, un jeune Mauricien d’une douzaine d’années. L’enfant a lu tous les romans de l’octogénaire et la presse de coucher sur papier l’histoire de sa vie et de ses ascendants.

« Tatie Danielle », tel est son surnom, obtempère et au gré des visites quotidiennes de l’enfant, lui lit, les chapitres de vie, qu’elle a rédigés la journée, conférant à ceux-ci la tension dramatique d’une suite de feuilletons.

Et de suivre, à sa plume défendant, les sages conseils de Sanjay.

« À l’intelligence humaine, je ne vois que deux obstacles, mon cher Sanjay: tes questions et les livre de développement personnel. Quoique le second e peut-être moins préjudiciable que le premier. »

Maniant avec la fraîcheur et l’humour qu’on lui connaît les situations banales, loufoques et dramatiques, leurs métaphores inventives, Kalindi Ramphul trace le destin d’une diva mauricienne- Sheela Ramaswamy – de sa famille,  et de sa fin tragique dans le rôle de Madame Butterfly (de l’opéra éponyme de Puccini)

Sheela était la mère de Soledad. Sa destinée impacte à jamais celle de tous les siens.

Une lecture haute en couleurs, fragrances et générosité

Apolline Elter

Les solitudes de Petite Rivière, Kalindi Ramphul, roman, Ed. JC Lattès, mai 2026, 324 page- Ed. Audiolib, juin 2026, texte intégral lu par l’autrice, durée d’écoute: 6 h 25 min

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