« Il y avait à Marrakech, dans le quartier du Guéliz, un bruit. Un mystérieux bruit, qui s’était installé dans un appartement, au premier étage du 66 avenue Al-Mâ’ Az-Zahr. Qui sait ce qui l’avait attiré ici ? Le poids d’une solitude, le confort des vieux fauteuils en feutre, le grisant parfum du camphre brûlé, ou l’infaillible hospitalité de ma grand-mère ? Personne ne peut le dire. »
Le Guéliz, c’est le quartier occidental et « moderne » de Marrakech
Paulette, la grand-mère du narrateur, 87 ans, y vit, entourée des souvenirs de tous les siens,
´ »Marrakech, ne sait pas être seule Elle ne sait pas exister quand le silence des hommes, est tout ce qui lui reste »
´Marrakech n’est qu’un bruit ou toutes les voix se mêlent pour créer l’harmonie ‘
De bruit il est question, car, dans sa solitude, Paulette est obsédée par un bruit
Un bruit qui lui pourrit le sommeil et la vie
« Un bruit qui bourdonne dans ses oreilles et crie à son coeur de céder. D’arrêter. A son tour, de tout abandonner, de partir. Mais elle ne part pas. »
Alors, Annie, l’une de ses quatre enfants, débarque de Paris, accompagnée du narrateur, son fils de 24 ans.
Leur mission est complexe traquer le bruit-fantôme ,en trouver l’origine.
Elle se mue rapidement en un long périple en taxi, doublé d’un pèlerinage, dans le sien quartier juif du Mellah, puis au cimetière du Miâara.
Récit raffiné de tendresse et de symboles, le roman de Ruben Barrouk a éré consacré, notamment, par la Bourse de la découverte de la Fondation Prince Pierre de Monaco.(octobre 2025)
Une très belle… découverte
Apolline Elter
Tout le bruit du Guéliz, Ruben Barrouk, roman, Ed. Albin Michel, août 2024, 224 pp




































































































































































