« J’entends encore une vibration dans l’air épais et vicié. Je retiens ma respiration pour en avoir le cœur net. Alors je comprends ce qui me terrorise vraiment. Quelqu’un respire avec moi. »
D’emblée le roman induit angoisse et oppression.
Candice, jeune femme assez fragile, vit à Paris, en appartement, entourée de son mari, le (trop) prévenant Gauthier et de leur fillette, Alma. Cette dernière est en proie à des cauchemars de plus en plus fréquents, de plus en plus effrayants, dont la pédopsychiatre ne trouve pas l’origine.
Une origine jaillie de la mémoire des murs, thème cher à Tatiana de Rosnay, convaincante prescriptrice de lecture et à la psychologie transgénérationnelle, qui impose à la descendance les souffrances non résolues, endurées par de lointains ancêtres.
Il est question de pratiques anciennes, barbares, d’enfants abandonnés, morts et de femmes recluses.
Ecrasée de pluie, d’anxiolytiques et de la sollicitude toxique de son conjoint, Candice s’englue, se dilue, soutenue de justesse par le bon sens de son père, avec qui elle avait pourtant coupé les liens en épousant Gauthier, de Juliette, sa meilleure amie et d’un certain Baptiste, historien passionné du sujet.
L’interprétation de Rachel Arditi épouse à merveille la tension du propos et celle, …grandissante, du lecteur
A Elter
La femme effacée, Sidonie Bonnec, thriller, éditions Albin Michel, septembre 2026, 416 pp – Ed. Audiolib, septembre 2026, texte intégral lu par Rachel Arditi, durée d’écoute 8 h 11 mln

