Si le titre du nouvel et huitième roman de Serena Giuliano vous évoque la célèbre chanson de Domenico Modugno, ce n’est pas fortuit. L’autrice franco-italienne a pour habitude de nommer ses romans du titre de chansons italiennes.
Volare pour l’envol d’Ambre, son héroïne, atteinte d’une dépression, celui de Sylvain, le papillon azuré qui accompagne ses heures de solitude.
« C’est venu petit à petit, comme un nez qui coule et qui dégénère en bronchite parce qu’on a laissé traîner. D’abord, c’était de plus en plus difficile de me lever le matin. J’avais beau me coucher avec les poules, faire des siestes, un peu de yoga, prendre des vitamines et des bains chauds le soir, rien n’y faisait, et j’étais épuisée. Comme si je portais constamment une charge lourde sur les épaules. Je n’avais plus qu’une envie : dormir encore et encore, et encore juste un peu. Je voulais dormir, et que ça ne s’arrête jamais. »
« Alors oui, Geneviève est une catastrophe écologique ; mais vu qu’en ce moment je ne me lave plus qu’un jour sur trois, ça contrebalance. Non ? »
« Lorsqu’on perd confiance en soi, il suffit parfois que quelqu’un y croie juste un peu à notre place. »
Volare, Serana Giuliano, roman, Ed. Calmann Levy, mars 2026, 188 pp – Ed. Audiolib, mars 2026, texte intégral lu par l’autrice – durée d’écoute 3 h 31 min.

