«Le problème que nous avons à considérer résulte de la découverte tardive d’un testament, le 8 septembre dernier, dans le bureau de feu François Lebel, que William et John s’apprêtaient à déménager. Ce testament léguait le restaurant Au Bon Bec à Mlle Rennequin. Est-ce bien exact, William? »
Tel est le noeud du dernier roman, d’Armel Job, noeud coulissant, assurément, et exposé à de nombreux rebondissements.
Décédé, ce lundi 13 août 1990, dans une salle de sports, François Lebel, directeur de « La Gazette des Ardennes » laisse ses quatre enfants, William, John, Chantal et Marie-France se dépatouiller pour organiser sa succession, à première vue, ab intestat et dépourvue d’instructions.
C’est sans compter Fanny Rennequin, la « petite fiancée » du sexagénaire veuf et le restaurant « Au Bon Bec » qu’il a acheté pour elle …
Et c’est compter sur Alphonse Grandvoir, le notaire de Saint-Pol -en Ardenne, beau-frère de Lebel et doté d’une clairvoyance inscrite dans son patronyme.
« On ne dira jamais assez le mal que la littérature a occasionné à la profession »
On ne peut, partant, que remercier le romancier d’avoir instruit le portrait d’un notaire intègre, aux prises avec un problème de succession ardu et de compromissions inquiétantes dans le chef de ses neveux.
Et célébrer la grandeur de Gloria, fée du logis d’origine congolaise, détentrice de sagesse et de dignité.
Ancrant ce nouvel opus dans les Ardennes belges qui lui sont si chères, Armel Job parsème allègrement la narration d’idiomes du cru et d’expressions de l’époque.
Apolline Elter
Le testament du diable, Armel Job, roman, Ed. Robert Laffont, février 2026, 288 pp
Armel Job se prêtera à une rencontre-dédicace avec ses lecteurs, ce jeudi 26 mars, de 16h à 18h au stand 310 (Hall 3) de la Foire du Livre de Bruxelles

