Che Guevara – Le temps des révélations.

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Décédé il y a cinquante ans, le 9 octobre 1967,  Le Che reste La figure emblématique des guérilleros cubains,  des combattants farouches pour  la liberté des peuples. A l’occasion de cet anniversaire, le journaliste, écrivain, grand reporter Jean Cormier a augmenté d’éléments neufs la biographie qu’il lui consacrait en 1995, nourrie alors  de la collaboration d’Hilda, la fille aînée du Che (décédée en 1995) et d’Alberto Granado, l’ami de jeunesse et des grandes traversées à mobylettes. Ce dernier s’est éteint en 2011.

 Médecin, archéologue, écrivain, journaliste, photographe, poète, joueur d’échecs, sportif, il va devenir guérillero, président de la Banque  nationale, ministre, ambassadeur … Pas de doute, le Che est  pluriel.

 Pas de doute non plus, la valeur n’attend pas le nombre des années. 

Né en Argentine, le 14 juin 1928,  aîné d’une fratrie nombreuse, Ernesto est tôt frappé d’asthme; le mal sera le moteur de son fabuleux destin.  Il justifie sa soif de lectures – qui meublent les nuits frappées de crises et d’insomnies – son activité exubérante.

S’il étudie la médecine,  pour soigner son prochain, il veut surtout partager avec lui cette soif de liberté dont il fait son combat de vie.  La rencontre avec le Cubain  Fidel Castro, au Mexique, le soir du 9 juillet 1955 scelle son intégration dans le Mouvement du 26  juillet et la lutte qui mènera les barbudos à la prise de la Havane, le 2 janvier 1959 et au renversement corollaire du régime de Batista.

Leader incontesté du pays, Fidel Castro offre la nationalité cubaine à son ..fidèle allié, dès le 9 janvier 1959.  Che accède ainsi aux plus hautes responsabilités de l’Etat (Présidence de la Banque nationale cubaine,  attribution du tout nouveau ministère de l’Industrie, …) Mais l’homme des révolutions ne peut se satisfaire à vie des situations apaisées. Il se sent bientôt appelé vers d’autres combats, au Congo, meutri par le récent assassinat de Patrice Lumumba, en Bolivie, où il sera capturé,  mitraillé de nombreuses balles.

Cette défection à la cause cubaine, qui ne fut qu’un temps la sienne, ne fera pas la joie de Fidel Castro qui rendra publique, le 3 octobre 1965, la célèbre lettre de démission, d’adieu du Che, à vocation strictement posthume..

Une enquête fouillée, minutieuse, qui restitue dans son élan de vie, la grande figure christique du Che

Apolline Elter 

S : Che Guevara- Le temps des révélations, Jean Cormier, essai, Ed. du Rocher 1995,  6e éd.,  augmentée, sept. 2017,  540 pp