Princesse

Si le bandeau de couverture évoque l’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll,  ce n’est sans doute pas fortuit.

Dans le cas présent,  le focus est porté sur Barbara Lis, responsable des ressources humaines auprès de l’entreprise charcutière  Louis Ange, Laquelle a fait les frais d’une farce débile de membres du personnel,: quelques ouvrières facétieuses ont glissé des doigts – d’honneur –  en latex rose dans des barquettes de purée jambon.

 » L’entreprise, c’est la famille en pire »

Dépêchée dans l’usine par Muriel Tarin, la PDG, l’énigmatique et pas si lisse Barbara doit régler le problème.

Sauf qu’elle ne le règle pas et tombe amoureuse de Pavel Klempa,  plombier polonais et part vivre avec lui et le gros lapin tout frais reçu pour son anniversaire, à Lysina, « bled » natal de Bébel (as Pavel).

Vous me suivez toujours?

Car, de fait, il n’est guère aisé de se repérer dans le dédale loufoque et fantaisiste des successions de chapitres, des longues expositions des faits.

Vous serez heureux d’apprendre que le « ventre plat » de Barbe (as Barbara), scruté par les habitants de Lysina, se dote enfin d’une grossesse. Laquelle sera bien multiple et extraordinaire comme vous le constaterez au fil des pages, de l’accouchement et de la promotion posthume de Barbara au titre de « Princesse du ciel »

Arrivés à ce stade et surtout à la page 323, vous détendrez vos zygomatiques, d’un podcast  proprement jubilatoire, dont l’absurde ne peut être saisi que si vous avez consciencieusement  lu es pages précédentes. Il en révèle la fantaisie, dans toute son ampleur.

Un deuxième roman qui a tout de l’OVNI

Apolline Elter

Princesse, Kinga Wyrzykowska, roman, Ed. Seuil, janvier 2026, 368 pp

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